DOSSO : LE NIGER PRÉPARE UNE RAFFINERIE CINQ FOIS PLUS PUISSANTE QUE CELLE DE ZINDER
Le Niger franchit une nouvelle étape dans son ambition de renforcer sa souveraineté énergétique. Une convention portant sur la construction d’une raffinerie et d’un complexe pétrochimique à Dosso a été signée le 15 août 2026 entre l’État nigérien et le consortium Zimar Group–High Tech.
Estimé à 1,9 milliard de dollars, soit environ 1 077 milliards de FCFA, le projet prévoit une capacité de production de 100 000 barils par jour, soit cinq fois la capacité actuelle de la raffinerie de Zinder.
Un projet en plusieurs étapes
Prévu à une quinzaine de kilomètres de Dosso, le complexe devrait être réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé de type BOT (Build, Operate, Transfer). Le consortium sera chargé du financement, de la construction et de l’exploitation de l’infrastructure avant son transfert à l’État nigérien.
Selon le calendrier contractuel, les quatre prochains mois seront consacrés à la mobilisation du financement et aux études d’ingénierie détaillées. Le bouclage financier complet est attendu dans un délai de 12 mois, avant le lancement des travaux. La construction devrait ensuite s’étaler sur environ trois ans, suivie de 13 années d’exploitation par le partenaire.
Le projet comprend également des infrastructures connexes, notamment des pipelines, des capacités de stockage et une plateforme industrielle.
Souveraineté et emplois en ligne de mire
Pour les autorités nigériennes, cette raffinerie doit contribuer à transformer davantage les ressources pétrolières sur le territoire national, réduire la dépendance extérieure et renforcer les capacités industrielles du pays.
Le consortium Zimar Group–High Tech annonce par ailleurs la création de milliers d’emplois directs et indirects, ainsi qu’un transfert de compétences au profit des techniciens nigériens.
Mais avant de voir les premières machines entrer en action, le projet devra franchir une étape déterminante : la mobilisation effective des financements. Les échéances de quatre et douze mois constitueront ainsi les premiers tests de crédibilité de cet investissement majeur.
À terme, Niamey ambitionne également d’utiliser une partie de la production pour approvisionner les pays voisins, faisant de Dosso un potentiel futur pôle énergétique et industriel de la sous-région.
La rédaction















































