AES : 45 députés installés à Niamey, le Parlement confédéral entre dans une nouvelle ère
La Confédération des États du Sahel AES franchit un nouveau cap dans son processus d’intégration. Les 45 députés confédéraux du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont été officiellement installés lundi 24 août 2026 à Niamey, à l’occasion de la session inaugurale du Parlement confédéral.
Réunis au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, les parlementaires représentent à parts égales les trois États membres : 15 députés pour le Burkina Faso, 15 pour le Mali et 15 pour le Niger. Cette première session, prévue du 24 au 29 août, vise à poser les bases du fonctionnement de cette nouvelle institution.
Une nouvelle étape dans la construction de l’AES
Présidée lors de sa session inaugurale par Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du Peuple du Burkina Faso, l’installation du Parlement confédéral vient renforcer l’architecture institutionnelle de l’AES.
Le président du Conseil national de Transition du Mali, Malick Diaw, et le président du Conseil consultatif de la Refondation du Niger, Mamoudou Harouna Djingarey, ont été installés comme vice-présidents.
Cette institution doit notamment permettre aux représentants des trois pays de délibérer et de formuler des avis sur les grandes questions intéressant la Confédération. Elle est appelée à donner une dimension parlementaire à une organisation jusqu’ici principalement portée par les exécutifs.
« L’intérêt général de l’AES » au-dessus des intérêts nationaux
Dans son message adressé aux nouveaux parlementaires, le président en exercice de la Confédération, Ibrahim Traoré, les a exhortés à placer l’intérêt général de l’AES au-dessus des considérations partisanes et nationales.
Un message qui traduit l’ambition affichée par les trois États : faire du Parlement confédéral un véritable instrument d’intégration et non une simple institution symbolique.
Du pacte sécuritaire à une architecture institutionnelle
Créée en septembre 2023 sous la forme de l’Alliance des États du Sahel, l’organisation a été transformée en Confédération des États du Sahel le 6 juillet 2024. Depuis, Bamako, Ouagadougou et Niamey multiplient les initiatives visant à renforcer leur coopération dans les domaines de la défense, de la diplomatie, de l’économie et du développement.
L’installation du Parlement constitue ainsi un jalon supplémentaire dans cette transformation.
Reste désormais un défi majeur : transformer cette nouvelle architecture institutionnelle en résultats concrets pour les populations des trois pays. La crédibilité du Parlement confédéral se mesurera moins à ses cérémonies qu’à sa capacité à porter les préoccupations des citoyens et à accompagner efficacement les ambitions de l’AES.
La rédaction














































